Carney s’engagera-t-il à conclure de futurs accords sur l’assurance médicaments avec les provinces et les territoires qui le souhaitent ?
En réponse à une question posée aujourd’hui à Winnipeg à savoir s’il à l’intention d’étendre le régime d’assurance médicaments à d’autres catégories de médicaments sur ordonnance que les contraceptifs et les traitements contre le diabète, le Premier ministre Mark Carney a répondu qu’il était « déterminé à maintenir ce qui est en place ».
La Coalition canadienne de la santé demande donc au leader libéral Mark Carney de préciser s’il s’engage à élargir le programme actuel en négociant des accords d’assurance médicaments avec d’autres provinces et territoires volontaires, si son parti forme le prochain gouvernement.
L’ancien ministre de la Santé, Mark Holland, a signé des accords d’assurance médicaments avec quatre juridictions : le Manitoba, la Colombie-Britannique, l’Île-du-Prince-Édouard et le Yukon.
Le 22 mars, la veille du déclenchement des élections générales, la nouvelle ministre de la santé, Kamal Khera, a déclaré au Hill Times qu’un gouvernement libéral réélu s’efforcerait de convaincre les neuf provinces et territoires qui n’ont pas signé d’accords bilatéraux sur l’assurance médicaments à se joindre au programme.
« Des millions de Canadiens qui vivent des difficultés financières, attendent d’être inclus dans cette expansion historique des soins de santé publics », a déclaré Steven Staples, directeur national des politiques et du plaidoyer pour la Coalition canadienne de la santé. « Nous ne pouvons pas risquer de créer un amalgame injuste dans lequel certains Canadiens bénéficient de médicaments sur ordonnance financés par l’État, ou par l’assurance relié à leur emploi, tandis que d’autres sont obligés d’assumer les coûts à même leurs propres fonds ».
Le programme national d’assurance médicaments universel du Canada, le projet de loi C-64, soutenu par les libéraux et les néo-démocrates, a été adopté en octobre et a été financé par le budget 2024 à hauteur de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, à partir de 2024-25. Le programme a été accueilli favorablement par un large éventail d’organisations, dont la Coalition canadienne de la santé.
